F. (1987-21??) commence à écrire dès 7 ans. Bientôt, ses œuvres coup-de-latte « Mama je tème plus que l’otre » et « Tué papa » attirent l’attention de ses géniteurs, qui lui ordonnent de s’intéresser au football. Loin de décourager l’artiste en herbe, ce revers marque le début d’une période faste, avec la fameuse épigramme « Je vous est, sale parents » (novembre 1995), qui vaut à l’auteur 3 jours d’exil chez une tante sénile. S’ensuit une production plus apaisée et particulièrement fouillée : « Liste cados de Noèl » (décembre 1995).

Adolescent, le poète refuse de vider le lave-vaisselle, arguant qu’il n’a de temps que pour deux choses : la littérature et les carabines à plomb. De ces passions combinées naissent le manifeste « Zigzague, bicyclette » et le poème lyrique « Vache, je suis le plomb dans ton séant ». Ce dernier est d’ailleurs récompensé par le prestigieux prix « Vindiou si j’t’attrape ! », décerné par l’association des éleveurs du village.

À la fin des années 2000, F. devient traducteur comme on reçoit un coup de pelle dans l’occipital. Après de vaines tentatives d’intégrer son travail à son art — « Il n’y a pas d’imprimante EPPSON GT-244 heureuse », « Mignonne, allons voir si la rosse de la compta a réglé mon problème de RTT » — il comprend la futilité de son entreprise et décide de se consacrer pleinement à ses gribouillages.

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