Pieuvre à Plumes

Histoire de jeter l'encre

Catégorie : Carnet

Conte marin

Je suis mort. Comme prévu, ç’a été horrible. Enfin, la mort pas tant que ça, mais la descente, fiou ! Un enfer ! J’avais donc raison : faut pas monter en avion. « Mais les statistiques, mais les gnagnagna… » Ouais ouais, je les connais ces statistiques. N’empêche qu’il y a encore des avions qui tombent, et il a fallu que ça me tombe dessus… que ça me tombe dedans… que ça me tombe avec… j’en sais rien, voilà. Et puis j’ai pas que ça à faire, non ?

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La pêche aux titres originals

En fait il s’agit de pêche aux titres originaux. Je devais pas être bien réveillé. C’était l’automne, disons, parce que c’est ma saison préférée. C’était aussi sur les quais, j’aime pas bien les quais mais rien ne me vient, c’est des quais carrés alors histoire de me rebeller un peu je vais les faire ronds et y coller un arbre et demi, tiens.

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Pape 2.0

Le jour de sa venue, ils se levèrent aux aurores pour attendre sur le boulevard Toudroit-Trélon. Tous portaient un t-shirt à l’effigie du fameux casque chromé, surmonté, en lettres dorées, de la devise papale : « Pape est là, Pape plus là ».

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Tendresses

Morosité dans la Twingo. Le beauf conduit, la sœur est à côté. Trois frères à l’arrière.

 

— Papa c’était quand même un gros chaud lapin, dit la sœur.

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L’école de la Bite de la République

À douze ans j’avais un copain qui s’appelait Boris, dix ans. On était cul et chemise, avec Boris, toujours à faire brûler des trucs près du club équestre où on nous envoyait faire du poney pendant l’été. Je haïssais les poneys, mais putain, ce que j’aimais Boris. Avec sa petite bouille, sa petite taille, sa petite bite, les gens lui donnaient le Bon Dieu et ne manquaient pas de lui demander s’il en revoulait, alors qu’il passait son temps à se branler en pensant aux monitrices.

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Poils aux bois

Lorsqu’Elmer Ditt se réveilla, le t-shirt était toujours là. Accroché à une branche, rose détonnant sur le vert, le vêtement arborait la maxime latine « Forza Ibiza ». Elmer se demanda comment un mot italien avait échoué sur une île espagnole, puis comment lui, fils d’immigré hongrois, s’était retrouvé à poil dans les bois.

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Interlude de Grümp n°1

Chaque semaine, mois, année ou décennie, la Pieuvre ouvre ses colonnes à Grümp l’OFNI (Objet flottant non identifié). Il veut raconter sa vie. Je lui ai bien dit de dégager, mais le courant me le rapporte toujours comme une espèce de boomerang maudit (Lord Nicolas Cage, me contacter en MP si l’idée vous intéresse). Voici donc la dernière saillie de Grümp. Il la dédie à tous ses ennemis de l’île d’Oléron. Comprenne qui pourra :

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Hockey, Eustache

Mon colocataire Eustache me tape sur les nerfs, il refuse de quitter ma chambre.

— Allez, t’as gagné : je te le donne le ticket !

— En quelle langue faut te le dire ? J’aime pas le sport, Eustache.

— Mais là c’est du hockey ! Du hockey ! Pif-paf, quoi !

Il finit par m’avoir en me promettant une collation, une fois à la patinoire.

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Le chien de faïence

Puisque je dois tout vous expliquer, permettez-moi de commencer par le commencement, comme on dit. Ça ne sera pas long. Puis-je y aller ?

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Interlude de Grümp n°2

Chaque semaine, mois, année, etc. etc., la Pieuvre ouvre ses colonnes à Grümp l’OFNI (Objet flottant non identifié). Il nous les brise avec sa vie. Je lui ai bien dit de dégager, mais le courant me le rapporte toujours comme une espèce de boomerang maudit (Lord Nicolas Cage, franchement, je vous ai connu moins regardant, donc MP fissa). Voici le dernier renvoi de Grümp. Il le dédie à tous les pesticides Monsanto. Comprenne qui pourra :

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Des facéties de Monsieur Connard et de son renard merveilleux

Si je dois l’écrire, je dois l’écrire vite, car on peut m’interrompre n’importe quand pour me demander l’heure, une cigarette ou même son chemin, des choses que je possède et dont l’idée même de me défaire m’est insoutenable. Avant donc d’être interrompu, j’aimerais vous parler du connard au renard qui traîne aux abords de la rue Édouard d’Anjou, dans le deuxième arrondissement. 

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Pieuvre à plumes & Par François Sechier